Nafissa Hamoud Laliam

Nafissa Hamoud

Nafissa Hamoud est née dans une grande famille Algéroise. Son père Hamdane Hamoud était grand Muphti d’Alger, et son oncle Boualem était un industriel respecté, il fait désormais partie du patrimoine national (les boissons Hamoud Boualem), ce dernier fut l’un des tous premiers notables algériens à avoir financé le FLN.

Nafissa grandit dans le confort et le bien être, elle fit de brillantes études et devint la deuxième femme Algérienne médecin sous l’Etat colonial Français.

En 1944, elle fait parti des premiers noyaux d’étudiantes encor peu nombreuses à cette époque, de l’Association des Etudiants Musulmans d’Afrique du Nord (AEMAN). Elle participe à la manifestation du 1er mai 1945 à Alger et ce moment marque son engagement définitif dans la lutte anticoloniale.

En 1947, elle est vice-présidente à l’AEMAN, et en juillet 1947 elle est élue secrétaire générale de l’Association des Femmes Musulmanes Algériennes (AFMA).

En 1950, Nafissa Hamoud prend contact avec la Fédération Internationale des Femmes (FIF) en vue de célébrer pour la première fois en Algérie, la fête du 8 mars.

A sa maturité, elle adhère au PPA-MTLD et active dans la clandestinité. Son cabinet médical ouvert en 1953 situé à la rue de la Lyre (actuellement rue Bouzrina) servait de planque à Abane Ramdane et Benyoucef Ben Khedda, dont elle était très proche de leurs épouses.

Quand les services Français découvrent ses activités en 1955, elle rejoint les maquis de la wilaya 3 (Kabylie) où elle est nommée médecin-chef. Elle épouse au maquis le Docteur Laliam, qui lui succèdera en qualité de médecin-chef de la wilaya III.

Le 26 Novembre 1957 Nafissa est arrêtée à Bordj Bou Arreridj avec son époux le docteur Mustapha Laliam, et Djamila Amrane , elle a assistée à l’horrible exécution du docteur Belhocine , Oukmalou Arezki et Raymonde Peschard tous blessés et achevés.

Elle connut la prison d’El Harrach, de Serkadji et d’Oran avant d’être transférée dans un couvent, près de Nantes en France. Nefissa Hamoud, fut échangée par l’intermédiaire de la CRI (Croix Rouge Internationale) et du CRA (Croissant Rouge Algérien) avec un prisonnier français. Après de multiples péripéties elle put rejoindre la Suisse et participer aussi à cette bataille de l’extérieur. Elle s’installe à Genève et reprit ses études universitaires.

A l’indépendance, elle rentre au pays et exerce son métier au service gynécologie de l’hôpital Parnet.

Nafissa Hamoud-Laliam à fait un bref passage comme ministre de la santé en 1991, elle a gérée son département en instaurant une discipline de fer, une discipline digne de la combattante de l’ALN qu’elle fut.

Elle décède en 2002, l’hôpital Parnet de Hussein Dey (Alger) devenu CHU est rebaptisé en mars 2003 au nom de l’éminente pédiatre et gynécologue « Professeur Nafissa Hamoud ».

Son mari le professeur Mustapha Laliam décède le 13 juin 2009.

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